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Quand on refuse que le Soleil se couche…





Sans crier gare, vient ce moment où tout s’effondre. Tout ce en quoi nous avons voué notre existence, n’a plus de sens. Tout ce que nous avons construit, vole en éclat. Notre couple, notre famille, notre carrière professionnelle. Tout part en mille morceaux… En un éclair de seconde, notre vie se trouve bousculée. Plus rien ne va. En un éclair de seconde, on ne sait plus où donner de la tête. On ne sait plus quelle direction prendre. Bref, c’est le bazar !

Le changement fait peur. L’idée du changement effraie. La seule pensée que tout peut changer l’instant d’après occasionne des peurs.

La vie est pourtant un perpétuel changement. L’existence se caractérise par l’impermanence. Tout change constamment : les saisons passent, les végétaux croissent et meurent, nous naissons et mourrons…C’est l’ordre naturel de l’existence. Et cela fait partie intégrante de l’expérience de la vie.

Ce changement nous préférons le rejeter, l’ignorer. Nous le rejetons par crainte de souffrir. Or le rejeter, l’ignorer est déjà source de souffrance.

Imaginez, repensez à une situation qui a été ou est actuellement source de changement bon gré ou mal gré vous.

Quelque chose de nouveau, d’imprévisible ou d’inédit s’est produit. C’est le choc ! Un changement important vient de surgir. Ça nous tombe sur la tête comme une massue. Le sol se dérobe sous nos pieds. Nous nous sentons perdus et plongés dans la perplexité de la situation. Nous ne savons que faire. Et ne sachant que faire, nous sommes saisis d’angoisse. Nous nous sentons ensuite désorientés et perdons pieds. Nous craignons de ne plus avoir de prises, ni de contrôle. La confusion nous gagne alors que nous nous éloignons de la situation. Nous pensons nous protéger de la situation, en la mettant sous le tapis. Et pourtant la souffrance est déjà là.

Notre éducation, notre environnement, la société dans laquelle nous évoluons, nous ont appris à agir et à réagir ainsi. Beaucoup d’entre nous avons reçu ce mode de fonctionnement en héritage : balayer, ranger dans un coin de notre tête, oublier et avancer.

Nous nous reposons alors sur des scénarios habituels au lieu de faire des choix, de prendre des décisions fondées sur ce qui est dans le moment présent. Nous prenons des décisions, mus par le simple et légitime désir de ne plus ressentir la souffrance, de revenir dans notre zone de confort et de garder le confort de nos habitudes. Nous rejetons la souffrance sans en identifier sa cause. Et on continue d’avancer…Mais ce n’est pas parce qu’on ne la voit pas, que la souffrance n’est pas là.



Prenons l’exemple d’une chute de cheval (je prends souvent cet exemple bien que je ne sois pas cavalière). Lorsque nous tombons d’un cheval, nous atterrissons plus ou moins assommé et blessé. Sans prendre le temps de comprendre ce qui vient de se passer, nous remontons très vite sur notre cheval ; négligeant la blessure et la douleur qui nous assaillent au risque de les aggraver. Nous remontons aussi vite que nous sommes tombés. Nous nous empêchons de prendre le temps de reprendre notre esprit, de comprendre pourquoi et comment a eu lieu la chute ; et si la chute doit recommencer, nous nous empêchons de savoir comment chuter avec le moins de souffrance possible. Au lieu de tout cela, nous choisissons de remonter au plus vite ; d’autant plus vite si nous nous sentons poussés par les pressions engendrées par une course, celles émises par un entraîneur etc…. Ce schéma continuera ainsi autant de fois qu’il y aura de chute…


En rejetant le changement et la souffrance, nous nous fermons de plus en plus à l’instant présent. Tout en nous fermant à cet instant présent et à l’expérience directe, nous nous convainquons que nous sommes fondamentalement mauvais ou que les autres le sont. Des sentiments d’enlisement, de malheur et de lassitude s’emparent alors de nous. La souffrance est là et bien là…


Deux choix s’offrent alors à nous :

· Soit continuer de rester dans le rejet du changement, nager à contre courant, lutter contre l’impermanence et le changement plus ou moins subtil qui se présente à nous, en courant le risque de baigner dans la souffrance que ça occasionne. Bref de rejeter la vie. Je dis rejeter la vie puisque la vie est un éternel changement.

· Soit accueillir le changement, accepter l’inconfort momentanée, la douleur et la souffrance inhérentes (et oui, ils sont aussi impermanents) ; faire à partir de ce qui se présente là, dans l’instant présent. Accepter qu’une fin soit, accepter que le nouveau arrive. Accueillir et accepter la vie et ce qu’elle a à nous offrir.


Et si le changement avait un sens ? Et si le chaos était salutaire ? Et si cette explosion était le début d’une autre vie ? Quel choix faites-vous ? Là se trouve votre libre arbitre : accepter ou rejeter l’expérience directe de ce que la vie a à vous offrir, avec son lot de changement.

Refusez-vous de laisser le soleil se coucher ou acceptez-vous que la nuit succède au jour ? Acceptez-vous que le soleil se lève à nouveau après des heures dans le brouillard obscure de la nuit ?


Tiana Razakazafy


Crédit vidéo: Wilson Malone / photos: pexels

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