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Du déni à la prise de conscience de sa responsabilité : Le 1er pas pour sortir du burn-out

Le Burn-Out

Traduit en français par le syndrome d’épuisement professionnel (SEP), le Burn-out est l’expression d’une limite que ressent l’individu dans son épanouissement professionnel. Il se manifeste en raison d’une forte dissonance voire un conflit entre ses attentes, ses perceptions, ses valeurs en tant qu’individu et celle du milieu dans lequel il évolue, et d’un déséquilibre entre ses ressources disponibles et celles nécessaires pour faire face à ce que le monde attend de lui.

Le Burn-out est la maladie du trop, du désalignement entre ce que nous sommes et nos aspirations, et ce que nous sommes amenés à faire concrètement.

Il se manifeste dans un contexte d’exposition prolongée à du stress chronique, à des hyper-sollicitations, du surmenage, avec une implication et/ou un engagement, le plus souvent au niveau émotionnel. Il touche 1 salarié sur 5.

Le SEP s’exprime par différents symptômes. Il évolue dans le temps et en 4 phases (l’apparition des signes s’étalent sur 12 à 18 mois, voire 24 mois avant sa reconnaissance). Ce qui explique la difficulté de le voir, le reconnaître soi-même ; au contraire d’autres syndromes comme celui de la grippe qui s’installe rapidement car instantanée par exemple.

Lorsqu’il s’installe, c’est souvent l’entourage qui le constate et qui sonne l’alerte. L’individu concerné étant le plus souvent dans le déni malgré les symptômes installés et les signes visibles.


Le Déni

Le déni est le fait de refuser, de façon inconsciente le plus souvent, une partie ou l’ensemble d’une réalité qui est perçue comme traumatisante ou source de souffrance. Il peut porter sur une émotion, un sentiment ou un fait qui s’est produit.

Exemple : le déni de l’alcoolique qui nie son addiction et son intoxication.


- Le déni et le burn-out

Le déni se trouve le plus souvent dans la phase d’acharnement du processus d’apparition du burn-out. Dans cette étape, l’individu entre dans le rythme de l’acharnement frénétique, niant pour commencer son surmenage, sa surcharge d’hyper-sollicitation, par soucis de répondre aux injonctions, à ce qu’on attend de lui.

Le déni se poursuit par le fait de se couper de ses besoins, de ses ressources, de ses émotions. Le travailleur finit par poser le voile sur la dégradation de sa santé physique (trouble du sommeil et de l’alimentation, fatigue chronique…), sa santé émotionnelle et mentale (hypersensibilité, perte d’estime et confiance en soi, sentiment d’impuissance et d’incompétence…). Sa vulnérabilité est à son paroxysme. C’est ainsi qu’il craque et s’effondre.

- Le déni de sa vulnérabilité

Reconnaître ses souffrances et ses difficultés revient à reconnaître sa vulnérabilité.

Admettre son caractère faillible, reconnaître sa vulnérabilité est très difficile, surtout dans un contexte de travail.

C’est pour cela que le déni se met en place, en tant que système de défense ; d’autant que dans une société valorisant la performance, la perfection et le dépassement de soi, reconnaître sa vulnérabilité et sa faillibilité, c’est dire « je ne réussis pas ou plus ». Et ça, ça fait mal. Ça fait mal de se confronter à son impuissance et l’image que cela peut renvoyer de soi.

Et si malgré tout, on accepte de se reconnaître dans sa faillibilité, on déplace le déni de sa souffrance sur le déni de sa responsabilité en posant cette dernière dans toute son entièreté sur l’organisation, sur l’employeur : « c’est la faute de … si je suis en burn-out ».


- Le déni et sa responsabilité personnelle

Le discours général et entendu fait état de la responsabilité de l’organisation, du manager, de l’employeur concernant la dégradation de la santé du travailleur et du burn-out.

Il est vrai que la réglementation de la santé et sécurité au travail impose à l’employeur de préserver la santé et la sécurité de ses salariés, de mettre des actions de prévention en place et qu’il a obligation de résultats.

Alors effectivement, l’employeur peut être considéré comme responsable : responsable de fournir un environnement favorable et un système managérial et organisationnel qui préservent la santé et promeuvent le bien-être des salariés.

C’est comme le citronnier. Si vous souhaitez qu’il donne des fruits et reste sain, il faut l’installer dans un milieu adapté avec de la bonne terre, le nourrir avec apport d’engrais, l’arroser, désherber les environs si nécessaire, le tailler, le protéger du froid selon le climat, le protéger contre la maladie avec les produits phytosanitaires…. A charge pour le citronnier d’effectuer son travail et de produire des fruits.

En entreprise, c’est (un peu) comme cela. L’employeur ne peut se départir de sa responsabilité de « jardinier » s’il veut que son activité produise des fruits.

Mais le salarié est aussi responsable de sa santé. C’est à la fois son droit qu’on le maintienne en santé comme c’est son devoir de se maintenir en santé.

Dans le cas d’une SEP, rester dans sa posture de victime - victime de son employeur, seul responsable de son burn-out – c’est donner le pouvoir de sa santé et donc de sa vie à autrui.

Ici, on donne le pouvoir à son employeur, à son manager.

Reprendre le pourvoir sur sa santé, ça implique de sortir du déni de sa responsabilité, de sa posture de victime. Reprendre son pouvoir sur sa santé, c’est alors retrouver et mobiliser ses ressources pour se maintenir en santé.


- Le déni de ses ressources

Dernièrement, j’ai eu une conversation avec un chef de service et délégué syndical. Il me présentait son point de vue et sur sa croyance ferme en une responsabilité du salarié dans sa situation (celle de savoir dire non et de poser les limites) mais que le seul et unique responsable serait le/les managers et l’employeur.

Son discours reflétait pour moi, la dynamique du triangle de Karpman qui se joue en situation d’épuisement professionnel :

Dans la posture de la victime, on a le salarié atteint de burn-out qui attire l’attention sur lui (en l’occurrence l’attention du délégué ici). Se sentant victime, il est en droit de se plaindre, de l’exprimer. Et comme il est la victime, sa souffrance ne peut être due que par un persécuteur : son employeur, l’organisation…

Dans le rôle de bourreau / persécuteur, on a ainsi le manager ou l’employeur ou l’organisation. Après tout, ce sont eux qui ont le « pouvoir », notamment celui d’effectuer les changements nécessaires pour un environnement et des conditions de travail sain et serein.

Dans le rôle du sauveur, on a le délégué. Il tient ici un discours pour dire au salarié qu’il a une part de responsabilité dans sa situation, celle de savoir dire Non, de poser les limites face aux hyper-sollicitations qu’il subit. Mais il ne donne pas de solutions hormis écrire, tracer par l’écrit les demandes pour dire Stop à son supérieur hiérarchique.

Son discours et ses préconisations limitent la responsabilité du salarié en souffrance et le pouvoir que celui-ci a sur sa santé. Au contraire, il le contraint à rester sous le pouvoir de l’employeur et de l’organisation. Et un peu de celui du sauveur par la même occasion.

Or nier le pouvoir qu’on a sur notre santé, c’est nier l’existence de ressources internes en chacun pour sortir du burn-out et à retrouver sa santé.

Ces ressources existent en chacun et sont peu utilisées dans notre société occidentale. Elles sont seulement tapies au fond de nous et attendent d’être découvertes et sollicitées. Les mobiliser, c’est retrouver le pouvoir sur sa santé, le pouvoir sur sa vie. Pour cela, il suffit d’être guidé, d’être accompagner par les personnes dont c’est le métier.


Choisir de sortir du déni et burn-out

Lorsqu’on est malade, nous consultons notre médecin traitant. Celui-ci émet un diagnostic et prescrit un traitement. A charge ensuite pour le patient d’aller à la pharmacie, d’acheter les médicaments et de les prendre selon la prescription sur l’ordonnance.

On peut comparer la démarche de sortir du déni, du burn-out comme une maladie classique :

· Vous présentez divers symptômes du syndrome d’épuisement ; votre entourage ou votre médecin vous alerte sur votre état de santé. On vous enjoint de prendre soin de vous, de prendre du recul et du repos ; la souffrance et la dégradation de votre santé étant déjà installées.

· Votre prescription est : le repos, le recul, prendre soin de vous, renouer avec vos ressources pour retrouver la santé. Pour renouer avec vos ressources, des professionnels peuvent vous être conseiller.

Votre pouvoir commence déjà là :

· se libérer du déni et de l’aveuglement qui se sont installés malgré vous,

· reconnaître votre état dégradé, choisir de retrouver sa santé,

· choisir de vous (re)connecter à vos ressources pour reprendre le pouvoir sur votre santé et votre vie.

· décider de vous faire accompagner.

Votre pouvoir est entre vos mains.


Tiana Razakazafy

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