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Être à ma place, telle est la question?

Suis-je à ma place? Quelle est ma place? Voilà deux questions que peu souvent nous nous posons lorsqu'il s'agit du travail. Nous faisons des choix qui nous mènent de façon conscientes ou non conscientes dans un environnement qui n'est pas propice à l'épanouissement de notre plein potentiel.


Dans le précédent article, Nicolas soulève la question de tout accepter sous prétexte de la vocation, et l’idée que s’en remettre à la simple vocation serait une croyance limitante.


Reprenons la définition de vocation, selon le dictionnaire Larousse :

- Inclinaison pour certain genre de vie, type d’activité

- Acte par lequel Dieu prédestine tout homme à un rôle déterminé, qui constitue sa fin personnelle


D’un point de vue spirituel, la dernière proposition se réfère à notre raison d’être, à la raison de venir sur Terre. D’un point de vue plus matérialiste, il y a dans ces 2 propositions de définitions d’occuper une place, un rôle dans la société. Il y a l’idée « d’Être à Ma place ».

Je dis volontairement « Ma place » au lieu de « Sa place ».


« Sa place » sous-entend que c’est celle qu’on nous donne. « Être à Sa place » sous-tend ce mécanisme inconscient de la société et son organisation. Elle se réfère à la place, au rôle qu’on occupe et qu’on nous attribue implicitement par autrui :

- Notre place d’enfant dès notre conception, dans la famille

- Notre place dans la classe, le bureau que l’enseignant nous attribue à la rentrée des classes

- Notre place dans l’entreprise où nous exerçons notre métier

- Et bien d’autres encore

« Être à Ma place » sous-tend, selon moi, l’idée qu’on prenne la main sur sa vie, ses choix. Et sur le rôle et la place qu’on souhaite dans la société, notamment dans sa vie professionnelle. Et surtout qu’on ait identifié et trouvé ce qui nous épanouit et qu’on souhaite offrir au monde.


Un certain nombre de personnes se sentent une inclination pour un métier, dès leur tendre enfance. Elles le savent, elles le sentent, elles le vibrent dans toutes les cellules de leur corps.

C’est leur vocation. Elles ont « trouvé le verbe de leur vie » comme le dit Sarah Roubato dans sa « lettre à un ado » . Elles ont reconnu et œuvrent en résonance avec cette vocation.


Mais être à ma place – lorsque la vocation n’est pas explicite – suppose au préalable un travail personnel intérieur, de se connaître.


C’est aussi identifier l’endroit parfait pour nous-même, pour notre épanouissement.


C’est être pleinement nous-même et être là où tout notre potentiel peut se développer et s’épanouir.


Nous sommes nourris par de nombreux conditionnements tels que nos parents et la société savent mieux que nous pour déterminer notre avenir, notre devenir et en l’occurrence notre métier et notre profession.

Nos choix d’étude ne sont-ils pas imprégnés, influencés par les visions et les expériences de vie de nos parents ? N’avez-vous jamais rencontré une personne exercée un métier selon les désirs ardents de ses parents ? Ou cette autre qui perpétue la tradition familiale, comme dans les familles dites « de médecin, d’avocat, d’enseignant etc… » ?


Et puis il y a nos enseignants et leurs conseils sur les choix d’études ; conseils qui sont eux-mêmes motivés par le discours de l’institution à laquelle ils appartiennent.


Enfin il y a notre propre projection, nos croyances et nos choix. Notre motivation pour exercer tel ou tel métier ne résonne-t-il pas avec l’envie de « gagner » sa vie au plus vite ? Ou par sécurité ? Comme cet autre qui fait le choix de l’enseignement pour la sécurité du fonctionnariat ?


« Être à Ma place » demande de prendre position, d’adopter un positionnement à partir de « moi-même ». « Moi-même » est le point de départ de la réflexion. « Moi-même » devient le point central d’où partent nos choix.


Cela n’empêche en rien d’être attentif et d’être à l’écoute d’autrui et de leur avis. Il s’agit de nous écouter en premier, d’identifier ce qui résonne en nous. Et de faire des choix qui nous sont bénéfiques, qui sont bénéfiques pour notre épanouissement.


C’est un positionnement intérieur. C’est reconnaître et écouter nos besoins, nos envies, nos aspirations, nos limites et nos difficultés.


C’est en reconnaissant et en étant attentif à tout cela que nous sommes en mesure de définir si oui ou non, nous nous trouvons à notre juste place. Celle qui est propice et saine pour notre développement, notre épanouissement.


Revenons sur ma métaphore préférée : celle du citronnier. La raison d’être d’un citronnier est de produire des citrons. Et si en plus, ils sont beaux et juteux, c’est parfait.


Un citronnier dans un pot en terre cuite – quand bien même celui-ci est de taille honorable et joliment sculpté – ne produira que quelques fruits si on le maintient ainsi en pot, pour des raisons d’ornementation par exemple. Il peut aussi ne rien produire. Alors que si vous le mettez en pleine terre, au milieu d’autres citronniers, dans un verger, et que nous lui prodiguons les meilleurs soins, il y a plus de chance qu’il s’épanouisse pleinement et donne de nombreux citrons.


A l’instar de ce citronnier, ne devrions-nous pas nous trouver à notre juste place, nous épanouir et donner les meilleurs fruits, au milieu d’un jardin bénéfique pour nous ? Et par effet boomerang bénéfique pour les autres, la société et notre environnement ?


Avoir une vocation et la connaître est aidant pour trouver sa juste place. Toutefois, on ne peut à mon sens tout accepter sous prétexte de vocation. Au regard de ma métaphore, on ne peut accepter d’évoluer dans un milieu loin de favoriser notre bien-être et épanouissement. Un enseignant, une infirmière, un pompier, un policier etc… n’ont aucunement à subir un environnement et un système délétère pour leur santé et leur bien-être sous prétexte de vocation. Cela peut même être dangereux d’être face à des personnels qui sont dans la souffrance au travail et qui s’évertuent à y rester, laissant place à des risques d’accidents et de graves erreurs ou fautes professionnelles.

Les événements sociaux de ces derniers mois nous l’ont malheureusement démontré.


La vocation n’est pas mauvaise en soi. Il s’agit plus d’identifier si sa vocation a toujours sa raison d’être. Et si oui, ne doit-elle pas s’exprimer différemment ? De plus comme le dit Nicolas, « le travail n’a pas à être un sacerdoce ». A l’inverse, il peut être facteur de bien-être et d’épanouissement pour peu qu’on évolue au bon endroit, qu’on soit à notre juste place – dans cette entreprise ou institution qui favorise notre épanouissement – et que ce que l’on y fait ait du sens pour nous-même et nourrisse notre âme.


Alors je vous le demande : Ce que vous faites-vous épanouit-il ? Cela a-t-il un sens ? Cela résonne-t-il avec le verbe de votre vie ? Cela nourrit-il votre âme ? Êtes-vous à votre juste place ?


Tiana Razakazafy

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